Sommaire :
 

Carnaval
Allégresse, allégresse !
Allons-y avec le carnaval qui est représenté par un joyeux bouffon qu'on appelle : Sa Majesté Carnaval, le Roi Carnaval ou Bonhomme Carnaval, le roi Momo (selon les carnavals) et qui, en tant qu'effigie ou mascotte, est brûlé la dernière nuit des réjouissances.
 
Le carnaval est d'origine européenne.
L'Europe l'a exporté certainement grâce à ses intrépides navigateurs qui ont parcouru toutes les mers et les océans jusqu'aux nouveaux mondes.
 
Son mot est issu du latin médiéval "carnelevare" (enlever la chair)… des repas bien sûr, puisque sa période (qui démarre à l'Epiphanie) s'achève à la fin de Mardi gras (jour de la veille des tortures, pour ceux qui font semblant de l'ignorer). C'est pourquoi carnaval s'identifie à Mardi gras.
On retrouve cette forme latine dès 965 et au XIIe s. en Italie du Nord. Et c'est au XIVe s, que la graphie moderne carnaval est répertoriée en français.
 
Une autre origine du mot carnaval donne une piste intéressante puisqu'elle est liée à char naval, terme issu des rites d'immersion et des voyages des saints sur la mer.
C'est dans un char en forme de nef recouverte en berceau qu'était portée Cybèle, jusqu'au ruisseau de l'Almon où l'on baignait l'idole, à la fête de la Lavatio, cérémonie de lustration qui avait lieu le 27 mars ; et nous savons par Tacite qu'en Germanie la statue d'Isis était portée sur un char en forme de barque. Fernand Benoît, La Provence et le Comtat Venaissin, 1949 ; cité par Héloïse Mozzani dans Le Livre des superstitions – Héloïse Mozzani, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1995, p 1074.
 
Durant cette période de réjouissances, chaque ville choisit sa date pour organiser son carnaval.
Bien que rattachée à Mardi gras, ce n'est pas une fête religieuse mais une fête profane, laïque si vous préférez, bref une fête pop quoi !
L'origine de cette tradition nous vient des grandes fêtes païennes précédant l'ère chrétienne et au cours desquelles un peuple entrait en liesse et se livrait à des mascarades, bals et processions de chars décorés et de gens dissimulés derrière des masques ou des déguisements. L'Eglise du début de l'ère chrétienne a lutté contre, puis, obligée d'adopter ces fêtes sous la poussée des traditions, elle les a adaptées et en a changé les dates pour les rentrer dans leur calendrier. Le cours du temps, les modes, les cultures des différents peuples ont fait le reste pour nous donner le Carnaval tel que nous le pratiquons aujourd'hui. Mais l'esprit est resté le même avec le principe des "jeux de rôles" : dissimulation d'identité, du sexe, ou inversion des rangs sociaux (pauvres-riches, chefs-subalternes, maîtres-serviteurs) pour se défouler de temps en temps des contraintes de notre dure condition humaine.
Le carnaval est un jour de liesse : le rire a une fonction d'exorcisme (il conjure démons, sorciers et fantômes). Ainsi le carnaval apparaît-il comme symbole de la régénération de l'homme et de la nature, du triomphe sur la mort et la maladie, à la veille du renouveau printanier." (Le Livre des superstitions – Héloïse Mozzani, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1995, p 1074).
 
 
 
Imprimer  
Réduire

 

(c)2005-2008 Egyo Systems Conditions d'utilisationConfidentialité