Cette fête est d'origine religieuse puisqu'elle célèbre la Présentation de Jésus-Christ au Temple (40 jours après sa naissance) et sa reconnaissance par Siméon comme "Lumière d'Israël".
L'Evangile de Luc (2, 22-40) nous rapporte en effet la prière du vieillard Siméon tenant Jésus entre ses bras : "… Mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple."
A cette célébration, il faut ajouter celle des relevailles de Marie au cours de sa Purification.
Mais ce n'est qu'en 472, que cette célébration prit un tour populaire. Ceci grâce au Pape Gélase Ier qui organisa le 2 février des processions aux flambeaux. Un "tour opérateur" en quelque sorte !
Il s'inspirait du rite romain de la fête donnée en hommage aux morts – les Parentalia. Des sacrifices à Pluton et autres dieux infernaux y étaient organisés et la veille aux morts était accompagnée de cierges et de torches à titre de purification.
Le symbole de la flamme étant la purification, le cierge est donc quasiment sacré et joue un grand rôle dans bien des religions.
A leur fête Imbolc (1er février) les Celtes en ont fait autant pour célébrer la renaissance de la Terre et le retour de la Lumière.
En tout cas, entre la reconnaissance de Jésus comme Lumière, et les flambeaux et cierges des processions, rien d'étonnant à ce que l'appellation "Chandeleuse" (du latin candelarum) ait été adoptée.
A l'église, la célébration commence par une bénédiction de cierges et une procession de la lumière.
A la maison, les gens pieux ont longtemps célébré le Christ avec un chant approprié : l'Evangile de la Présentation (Luc2, 22-40). Ils allumaient des cierges et disaient une prière de louange puis le Notre Père. Ensuite, chacun allait vers la table avec son cierge allumé. Une prière de bénédiction était faite puis on servait le repas assorti des traditionnelles crêpes.