Le mot Epiphanie nous vient du grec epiphaneia qui signifie "apparition" (dans le sens de lumière du jour) "manifestation" d'une puissance.
Elle est la quatrième des 5 grandes fêtes de l'année liturgique (fêtes cardinales) après Pâques, Noël et la Pentecôte, l'Ascension étant la cinquième. Elle est célébrée le 1er dimanche de janvier qui suit le Jour de l'An. C'est l'une des plus anciennes fêtes de l'année liturgique.
Elle commémore :
- l'adoration des Mages venus de l'Orient pour reconnaître le Messie
- le baptême du Christ dans les eaux du Jourdain
- le premier miracle aux noces de Cana en Galilée (selon l'Evangile de Saint Jean II, 1-11).
A l'origine
Elle était célébrée par l'Eglise d'Orient chaque 6 janvier en commémoration de :
- la naissance du Christ
- son baptême
- le miracle des noces de Cana.
Mais la date véritable de la naissance de Jésus n'étant pas clairement connue et les Evangiles ne la mentionnant pas, en 354 l'Eglise d'Occident choisit (avec son pape Liberus) la date du 25 décembre pour célébrer la naissance charnelle du Christ.
Ce choix permettait de concurrencer les fêtes païennes du Solstice d'hiver (avec le Soleil comme divinité) et des Saturnales romaines qui avaient lieu de mi-décembre aux Calendes de Janvier et qui célébraient primitivement Saturne, puis le Sol Invictus, Mithra. L'Epiphanie quant à elle, se confondait avec cette date.
Et à la suite d'influences réciproques entre les deux Eglises, celle d'Occident adopta la date utilisée par celle d'Orient, soit le 6 janvier pour la manifestation glorieuse du Christ aux hommes, c'est-à-dire l'Epiphanie.
Cette date fut longtemps maintenue, mais aujourd'hui, l'Epiphanie a lieu le premier dimanche qui suit le Jour de l'An.
Au fil du temps, la ferveur populaire de l'Occident se focalisa sur l'adoration des Mages, et c'est surtout cette commémoration qui perdure aujourd'hui.
A noter que les révolutionnaires de 1793 ont tenté de "couper la tête" à la fête des Rois (en même temps qu'ils ont coupé des têtes royales). Raté ! La fête a effectué un vigoureux rétablissement en l'An VII.