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Les voeux
Ils entrèrent peu à peu dans la danse pour accompagner les étrennes.
En effet, toujours à Rome, le premier jour de l'an (qui était dédié au dieu Janus) devint officiellement un jour de fête auquel furent ajoutés les 6 jours suivants durant lesquels, les empereurs recevaient la visite de leur bon peuple qui venait leur souhaitait la bonne année… les bras chargés de présents bien entendu .
Certains comme Auguste (27 av. J.-C.-14 ap. J.-C.), en recevait tant qu'il en restituait une partie sous la forme d'idoles d'or et d'argent qu'il faisait confectionner avec ces présents. D'autres comme Tibère fuyait le défilé des gens du peuple en se faisant porter absent ces jours-lÃ. A tel point qu'il fit passer une loi interdisant les étrennes après le premier jour de l'année ! Son successeur, Caligula (37-41), établit qu'il recevrait à son palais ses étrennes le jour des calendes de janvier. Claude (41-54), lui, fit établir un arrêt abolissant carrément les étrennes à l'empereur.
Mais les usages et coutumes ont la peau dure ! Le peuple perpétua la tradition entre eux.
 
… Et l'histoire continua ainsi.
Jusqu'à ce que l'Église s'en mêla dès que le christianisme fut assez puissant pour chasser le paganisme agonisant. Elle interdit que ses fidèles fêtent le nouvel an – fête païenne . Du coup, fut aussi interdite sous peine d'excommunions des coupables, la coutume d'installer devant sa porte des tables pleine de mets offerts aux passants ou de "présents superstitieux pour les esprits". Ces présents furent qualifiés par le Concile d'Auxerre (587) ou à l'époque de Charlemagne, "étrennes du diable" !
Toutefois, la tradition des étrennes escortées des bons vœux de prospérité persista quelle que soit la date du Jour de l'An selon les époques ou les calendriers en vigueur.
 
Aujourd'hui, cette tradition des étrennes est en voie de disparition inexorable, parce qu'un certain barbu en habit rouge qui sévit la nuit de Noël, s'est attribué le quasi-monopole des cadeaux. Elle ne reste plus guère active que pour les retardataires qui ont raté Noël, ou pour le facteur et les pompiers !
Ça  fait rien, il nous reste encore de pouvoir célébrer la grande fête du passage de l'année défunte à la nouvelle année. Ça, ne le perdons pas ! 
 
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Les cartes de voeux
Selon certains historiens, l'usage des cartes de vœux nous viendrait de la Chine sous la forme de cartes confectionnées dans de grandes feuilles de riz, et dont la dimension était à la mesure de l'importance du destinataire. C'est ainsi que certaines avaient la dimension d'une cheminée de salon (par ex. pour un mandarin). Au milieu de ces cartes étaient inscrits le nom, le prénom et la qualité de l'expéditeur.
 
Mais, une autre piste possible est à suivre…
Dans la Grèce antique, la fertilité était représentée par un petit enfant pour être le symbole du nouveau cycle annuel. Or, dans l'Allemagne du XVIe siècle, apparurent pour le jour de l'an des cartes représentant un nouveau-né emmailloté comme on le faisait à cette époque. Sur sa poitrine une bannière portait ces mots :"Meilleurs vœux pour la nouvelle année." Il semble que les émigrants allemands aient exporté ce genre de cartes en Amérique d'où elles se sont répandues dans le monde.
Puis, grâce les cartes prospérèrent grâce à une nouvelle technique d'imprimerie, la lithographie, mise au point par Aloys Senefelder en 1796 et qui permettait de reproduire en grande quantité un dessin ou un texte.
 
En France, l'usage des cartes de vœux est apparu vers la fin du règne de Louis XIV.
Au début de 1792, cette coutume fut interdite durant 6 ans par la Convention . Une peine de mort était décrétée envers tout contrevenant, de même contre quiconque faisait de simples visites ou présentait ses souhaits pour la nouvelle année. On allait jusqu'à ouvrir les lettres qui étaient postées pour vérifier ! Selon un article du Moniteur paru en 1911, les raisons de cette interdiction auraient été dictées par le soucis de bannir toutes démonstrations fausses et hypocrites assorties "de cliquetis de joues, de fatigantes et avilissantes courbettes" selon un discours musclé d'un député de la Convention.
Toutefois, les traditions séculaires ayant la peau dure, les rites du Jour de l'An furent rétablis après la chute de la Convention.
 
En Angleterre : en 1843 arrive la première carte de voeux. Elle était en noir et blanc et signée de John Calcott Horsley (pour le compte de Sir Henry Cole) qui montrait une famille levant son verre à Noël. Petite anecdote : les partisans de la tempérance s'en émurent beaucoup et le firent savoir vigoureusement.
 
Aux Etats-Unis : il semblerait qu'il y ait eu en 1860, une création de cartes de vœux de la part d'un lithographe allemand émigré : Louis Prang, installé avec son atelier dans le Massachusetts. Ces cartes étaient les premières cartes de vœux en couleur.
 
Au Canada, c'est entre 1870 et 1880 que démarra la production de ces cartes mais, jusqu'à la Première Guerre mondiale beaucoup venaient encore des Etats-Unis ou de l'Angleterre.
 
Ainsi se répandit la coutume des cartes de vœux dans le monde.
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