Dans tous les carnavals, il y a une effigie, une mascotte. En Europe, c'est un mannequin comique, voire grotesque, fait de paille, de bois, de tissus et tout ce qu'on peut imaginer, qu'on appelle M. Carnaval ou mieux, Sa Majesté Carnaval.
A Québec, c'est bonhomme Carnaval, ou tout simplement, "bonhomme". Il apparaît sous la forme d'un bonhomme de neige portant chapeau, écharpe et ceinture. C'est un homme qui le meut, caché à l'intérieur du vinyle gonflé. C'est lui le grand animateur du carnaval et il s'exporte de plus en plus dans les carnavals des autres pays, se posant en ambassadeur pour la promo de sa propre fête.
A Rio c'est le roi Momo.
Quelles qu'elles soient, ces effigies sont brûlées ou noyées à la fin de chaque carnaval. Il faut dire qu'à l'origine, elles représentaient l'hiver, et devaient donc être sacrifiées pour que renaisse le printemps – sacrifice inéluctable de haute valeur symbolique. Elles représentaient aussi tous les maux de la terre, bouc émissaire d'un carnaval qui sert d'exutoire justement aux difficultés existentielles. Comment éviter cette mise à mort symbolique !