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Masques, mystère et maquillages
Les masques sont les accessoires de Carnaval par excellence.
Tout leur succès tient dans la valeur du symbolisme et de la magie qu'ils contiennent, et dans le  changement d'identité librement choisi qu'ils permettent.
Anonymat et mystère : qui se cache derrière un masque qui ne laisse paraître que deux yeux brillants ?
 
Leurs formes sont innombrables, parmi lesquelles le fameux "loup", le masque le plus utilisé dans les divertissements des cours royales. Leurs physionomies sont d'une variété infinie, qu'elles soient imaginées ou qu'elles imitent une célébrité ou un animal. Quant à leurs matériaux, ils vont du simple papier, en passant par le bois, les végétaux, les tissus, le plastique… et toutes les matières modelables.
 
Les masques carnavalesques sont souvent associés aux parures extravagantes et aux costumes délirants. Ils sont libérateurs en ce que l'aspect inférieur de la personne masquée est ouvertement montré afin d'être expulsé. "Le masque ne cache pas mais révèle au contraire des tendances inférieures, qu'il s'agit de mettre en fuite." (Jean Chevalier, Alain Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1982, p. 615). Il agit comme une catharsis.
Ils extériorisent parfois des tendances démoniaques.
 
Une ancienne croyance voulait que le diable soit de toutes les mascarades ; il était donc bon de porter un masque sur le visage pour s'en protéger. Ceci valait d'autant plus pour les filles que ce satané diable séduisait et mettait enceintes. Mais étant donné que le masque est lui-même instrument d'une possession – le diable encore ! – se masquer au carnaval pouvait être dangereux. En témoignent de nombreuses disparitions de participants au carnaval ! Cependant, les attraits du masque sont tels, que cette superstition était sans grand effet sur les décisions.
 
Jadis, on voyait souvent des masques représentant des têtes de mort parce que les morts étaient associés aux longues veillées d'hiver, et comme à la fin de l'hiver, donc au carnaval, on brûle le bonhomme Hiver représenté par le Bonhomme Carnaval, ceci pouvait expliquer cela.
 
Le "loup", pour n'en citer qu'un, ce demi masque très simple et si raffiné en satin ou velours, en n'occultant qu'une partie du visage rehausse le regard, le rend mystérieux et le valorise jusqu'à la magie. Il a été l'artisan de bien des folies de cœur, celui-là ! Mais attention au maquillage, c'est pas le moment de le rater. A ce sujet, osez les lentilles de couleur harmonisées à la couleur du loup.
 
Les maquillages
Quand on sait que le maquillage est souvent employé à des fins magiques ou religieuses, on comprend qu'il fasse partie des carnavals.
C'est un "besoin" qui est vieux comme le monde, qu'il soit utilisé pour changer de personnalité ou pour exorciser quelque chose. Le carnaval est dans l'esprit même de ce besoin.
C'est une fascination pour les adultes mais aussi pour les enfants qui aiment tant se grimer.
 
Eléments indispensables :
-          maquillage gras ou non gras (en pot, en tube, en crayon ou en bâton, des fards)
-          pour colorer les cheveux : gels, bombes ou spray + paillettes éventuellement
-          de la colle à barbe
-          des nez de clown
-          des faux cils
-          du noir à dents
-          pinceaux et éponges
-          du démaquillant ou un bon savon, des serviettes en papier, du coton
-          un miroir bien sûr
… Et patience !
Délire et éclats de rires assurés déjà à cette étape de la prépa du carnaval.
 
Petits conseils :
-          veillez à acheter vos produits de peinture corporelle, à base d'eau et facilement lavables
-          passer une crème hydratante avant pour bien protéger votre peau
-          une couleur posée sur une précédente met plus de temps à sécher (2 mn)
-          attention en approchant des yeux
 
 
 
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