Rédaction : Elsa
Nous vous livrons cette importante découverte en correction de nos articles qui ont été écrits avant cette date : une partie de la physiologie de la reproduction humaine vient d'être revue avec la découverte de jumeaux qui se situent entre les "vrais" et les "faux" jumeaux.
Extrait de Le Monde du 27.03.07 :
"Signés de Mikhail Golubovsky (Duke University, Durham, Caroline du nord), Vivienne Souter (Banner Good Samaritan Medical Center, Phoenix, Arizona) et David Bonthron (Université de Leeds, Royaume-Uni), les détails de cette découverte sont publiés dans les colonnes de la revue spécialisée Journal of Human Genetics. Ils ont été diffusés, lundi 26 mars [2007], via le site d'informations de la revue Nature."
C'est à la suite de l'identification d'une anomalie sexuelle chez l'un des deux jumeaux que médecins et généticiens ont été conduits à découvrir qu'il existait, contrairement à ce que l'on observe chez les vrais jumeaux, des différences notables dans la constitution des patrimoines génétiques des deux enfants. Pour autant, ces patrimoines présentent des similitudes qui font que l'on ne peut pas non plus les considérer comme de faux jumeaux.
Les vrais jumeaux sont issus d'un ovocyte fécondé par un seul spermatozoïde et qui s'est ensuite naturellement dupliqué, tandis que les faux jumeaux correspondent à deux ovocytes fécondés séparément et simultanément par deux spermatozoïdes. Or les deux enfants qui font l'objet de la publication du Journal of Human Genetics ne correspondent à aucun de ces deux cas de figure.
Ils sont tous deux dotés des mêmes gènes hérités de leur mère, via l'ovocyte dont ils sont issus. En revanche, des différences existent quant aux gènes hérités de leur père. Pour Vivienne Souter, spécialiste de génétique, une seule hypothèse peut ici être envisagée : ces jumeaux "semi-identiques" sont issus de la fécondation simultanée d'un même ovocyte par deux spermatozoïdes, avant la duplication de l'ovocyte doublement fécondé et le développement de deux embryons.
"Il y a encore une série d'éléments qui ne sont pas éclaircis dans la génétique des jumeaux et de la gémellité, souligne aujourd'hui le biologiste [Mikhail Golubovsky]. Nous devons conserver les yeux ouverts et nous attendre, dans ce domaine, à d'autres situations inhabituelles."
Source : Le Monde du 27.03.07